Football dijonnais

Un florilège de t-shirts pour un concours organisé par le club de football Dijon FCO.

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Mac ou PC ?

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D’un côté Mac OS X (prononcez « Dix » pour le « X »), de l’autre Windows dont la nouvelle mouture porte le numéro 8 (une nouvelle version « moins découpée » devrait être en vente en septembre 2013). Deux systèmes d’exploitation informatique en soit-disant concurrence sans vraiment l’être. Pourquoi « sans vraiment l’être » ? Tout simplement parce que Windows représente à lui seul 90% du marché et qu’avec un tel score, on peut considérer qu’il n’y a pas de réel adversaire sur le terrain (c’est à ce moment là que les fanboys d’Apple font un sourire du genre « qu’est-ce qu’il raconte lui »).

Je suis utilisateur des deux environnements (autre terme que l’on peut donner à un système d’exploitation) depuis plus de 20 ans. Pour être plus précis, je suis plutôt un vieil utilisateur de Macintosh. Le premier Mac que j’ai touché fut… le premier Mac. Celui sorti en 1984. En fait le Macintosh est une version « plus light  » en terme de performance d’un modèle qu’Apple avait lancé aux États-Unis et dont le nom était Lisa. Un prénom féminin pour un ordinateur, je trouve ça plutôt sympa (comme le fit le constructeur d’ordinateur Commodore pour intituler le nom des co-processeurs de son modèle Amiga sorti en 1985, dont un s’appelait Daphnée. Commodore qui d’ailleur sera un acteur de la genèse d’Apple).
Le premier Macintosh sorti en 1984 était plutôt « excitant » comme ordinateur. Son concept fut repris d’un des ordinateurs que Xerox avait conçu et qui était destiné au marché de l’édition électronique professionnel. Ainsi la souris, les icônes, les menus déroulants et les fenêtres sont des concepts de la firme américaine Xerox. Apple a eu la bonne idée de les proposer au grand public avec dans un premier temps le modèle Lisa puis le Macintosh (Apple abandonnant Lisa car trop cher à fabriquer donc à revendre).

Le « premier » Mac. Le Lisa.

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Le « premier » Macintosh.

Quand les premiers Macintosh arrivèrent en France (le Lisa n’ayant jamais touché notre sol), on était tous impatient de les toucher. Ce que je fis en me rendant dans une boutique vendant du matériel Apple. D’abord, je me suis étonné de la petitesse de l’écran mais ébloui par sa qualité et sa définition. Premier hic, il n’était qu’en noir et blanc. Surtout qu’à l’époque Sony lança son Hit Bit 2, basé sur le standard asiatique MSX2 de Microsoft, et face aux écrans de photos numérisées en couleur affichées par la bestiole de Sony, le Mac faisait bien pale figure. Second hic, le prix. Plus de 25 000 francs à l’époque. C’était hors de portée de beaucoup de bourses et même des entreprises qui ne voyaient pas trop l’intérêt de s’équiper d’une machine comme celle-ci. Surtout que le PC d’IBM et Microsoft (basé sur l’OS intitulé Disk Operating System) sorti 3 ans plus tôt semblait plus répondre à leurs besoins.

Sony Hit Bit 2

Sony Hit Bit 2

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Commodore lance l’Amiga en 1985.

A la mi-80 marque l’avénement de ce qu’on appelle les interfaces graphiques. Concept permettant d’interagir avec la machine par le biais d’icônes, de menus déroulants et d’ouverture de fenêtre contenant les éléments. L’ère du clic était arrivé. Fini de taper des instructions complexes au clavier pour faire fonctionner l’ordinateur. Les ordinateurs équipés d’interface graphique font le « buzz ». En 1984, ce fut le Macintosh. En 1985, Atari présente son modèle ST et Commodore lance le « meilleur ordinateur du monde » le redoutable Amiga. Ils ont en point commun d’avoir le même processeur que le Macintosh, le MC68000 de chez Motorola. Cela marque aussi l’arrivée en masse des ordinateurs de nouvelles générations car construits autour d’une architecture 16/32 bits (le 8 bits étant celle des ordinateurs antérieurs). Les PC de l’époque fonctionnaient quand à eux avec des processeurs 8/16 bits fabriqués par la société Intel.
La souris devient un outil à la mode. Popularisée par Atari et Commodore et dans une moindre mesure Apple car très peu présent dans les chaumières même si « les chaumières » de l’époque ne s’intéressaient pas beaucoup à la micro-informatique comme maintenant où l’on consomme un ordinateur comme si on achetait une table basse.
Microsoft commence aussi à s’y intéresser mais de manière bien timide en proposant son interface Windows en 1985. Cette interface semble faite sans véritable conviction et ne fait pas le poids face à celle d’Apple. Et puis, Microsoft n’en avait cure. C’était sans compter sur un énorme bouleversement dans le paysage de la micro-informatique professionnelle.

IBM PS/2 modèle 8580

IBM PS/2 modèle 8580

IBM décide en 1988 d’abandonner DOS et donc l’univers PC dont il était pourtant le concepteur. « Big Blue » (petit nom donné à IBM) annonça une nouvelle génération de machines propriétaires (c’est-à-dire incompatible avec l’univers PC et son armada de constructeurs dits « compatible ») basées sur un système d’exploitation baptisé Operating System 2 (OS/2) conçu par lui-même et… Microsoft.
Le but de la manoeuvre pour IBM, était de contrôler de nouveau le marché de la micro-informatique qu’il avait perdu à cause de l’arrivée des « compatibles PC ». Les nouvelles machines d’IBM s’intitulèrent PS/2 dont le haut de gamme avait le matricule 8580 et construit autour du plus puissant processeur d’Intel, le 80386 à la fréquence de… 33 Mhz. Mais le plus important dans cette annonce, mis à part la scission avec le monde PC, était qu’IBM standardisa un outil que Microsoft et lui-même avaient pourtant méprisé auparavant car trop « ludique » : la souris. En effet, tous les modèles PS/2 étaient équipés en standard d’une souris et d’une interface graphique. La souris est ainsi devenue, par le biais de cette annonce, un outil indispensable à chaque ordinateur fabriqué dans le monde car reconnu par « Big Blue », tout comme l’interface graphique. Interface graphique sublimée par un affichage graphique époustouflant pour l’époque dont le nom de guerre était VGA.
C’est à ce moment que Microsoft décida de se jeter dans la bataille de l’interface graphique mais son retard sur Apple semblait être difficile à combler. Microsoft était aussi le concepteur de l’interface graphique de l’OS/2 et c’est à partir de celle-ci que la firme de Redmond allait pouvoir avancer.
Microsot mettra beaucoup de temps à présenter un système graphique digne de ce nom. Apple étant le seul à proposer une véritable interface claire, intuitive et performante puisque Atari et Commodore disparurent de la circulation à cause des PC. Les versions 2 ou 3 de Windows de Microsoft étaient « utilisables » mais compliquées, peu ergonomiques et ne soutenaient pas du tout la comparaison face à celle d’Apple qui entre-temps avait amélioré son OS et sortie des Macintosh de plus en plus puissant.
J’étais un Apple/Macintosh convaincu depuis la sortie du premier modèle. Mon Atari ST était décoré aux couleurs d’Apple. Mes classeurs ou cahiers durant ma scolarité au collège étaient « stické » Apple. J’étais fan de ces ordinateurs beaux et puissants. Je rêvais de posséder un Macintosh II lors de sa sortie en 1987 (Apple avait sorti deux nouveaux modèle, le Macintosh SE et le Macintosh II). Rendez-vous compte, il pouvait afficher 256 couleurs sur une palette de 16 millions avec une résolution de 640×480 ! Du jamais vu pour l’époque. L’Amiga ne pouvait en afficher que 32 sur une palette de 4096 avec une résolution de 320×240 (en mode normal car je sens déjà les « hardcoristes » me répondre que l’Amiga pouvait afficher l’intégralité de sa palette – grâce au bidule appellé « Blitter » – auquel je répondrais d’accord mais sur une image fixe).

Macintosh II

Macintosh II

Tout bascula en 1995, lorsque Microsoft présenta Windows 95. L’interface n’est ni moche, ni belle. Moins belle et moins « sympa » que celle d’Apple mais enfin, tout aussi efficace. Mais, l’innovation de Microsoft vient d’un détail assez impressionnant. Le multi-tâches ! Windows 95 pouvait en effet faire tourner plusieurs applications en même temps. Oui, comme le faisait le Macintosh mais là où Windows 95 se distinguait, c’était dans ce que l’on appelle le préemptif. Kezaco ? Et bien, dans Windows 95, vous pouviez basculer d’une application à une autre alors que l’une de ces applications est en train de travailler (traitement d’une image, impression, etc.). Chose que ne pouvait faire le Macintosh. Sur Mac, par exemple, il fallait attendre que l’impression soit terminée ou que le filtre Photoshop ait fini son calcul pour avoir la main sur l’ordinateur (donc il fallait attendre que la jauge arrive au bout dans la fenêtre affichée à l’écran). Avec Windows 95, fini d’attendre. On pouvait faire autre chose dans une autre application en attendant que l’autre ai fini sa tâche. Quand vous utilisez ce genre de système pour la première, croyez-moi que ça vous change la vie et votre façon de travailler. Aujourd’hui cela paraît normal mais en début des années 90, ça ne n’existait pas. Windows 95 apporte à la micro-informatique ce que faisait les gros ordinateurs (mainframe) dans les grosses entreprises.
C’est à ce moment que Windows devient enfin un succès commercial pour Microsoft grâce à sa version 95. La puissance de ce système permettra de proposer une version réseau plus pointue pour les entreprises (ce que ne propose pas Apple) intitulé Windows NT (NT pour New Technology).
En fait, Windows 95 m’a tellement épaté par ses performances, son interface, ses innovations (recherche de contenu de fichiers chose qui n’existait pas sur Mac et surtout son multi-tâches révolutionnaire) que je me suis converti à Windows du moins personnellement car professionnellement je suis toujours sur Macintosh (métier oblige) et cela depuis plus de 20 ans. Je reste un convaincu de Windows et je suis de ceux qui disent qu’actuellement aucun des deux OS (Windows et OS X) n’est meilleur que l’autre. Ils ont tous les deux des défauts et des qualités. Mais ma préférence va vers Windows.
Bisous à tous.

Le CSA relève la garde.

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Il y a quelques mois, Pierre Lescure, ex-directeur général de Canal Plus et du Paris Saint-Germain, a été missionné par le gouvernement pour évaluer l’état du net, des télécoms et des nouvelles technologies en France. Monsieur Lescure, vient tout juste de remettre son rapport à ce sujet. Hormis son idée assez étonnante de taxer les smartphones, il propose de supprimer le bureau intitulé Hadopi et que ses prérogatives soient prises en charge par le Conseil Superieur de l’Audiovisuel (CSA). Mais dans son analyse, Monsieur Lescure, préconise aussi la suppression de la suspension d’abonnement du délinquant numérique. Pourquoi ? En toute simplicité (et surtout parce que je suis fatigué d’écrire), monsieur Lescure a bien vu que si l’on fesait le rapprochement entre le nombre d’infractions constatées et les risques de désabonnements possibles, les FAI risquaient de perdre pas mal d’argent.

Allez, bonne nuit.